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Madagascar : Les chiffres du sinistre cyclonique

Chaque année, Madagascar est confronté à quatre aléas naturels principaux, à savoir : les cyclones et tempêtes tropicales, la sécheresse et les inondations, qui sont d’origine météorologique et enfin les invasions acridiennes (les sauterelles). En matière d’inondations -qui sont les causes des effets cycloniques-, 2007 n’aura pas été une année de sérénité pour la Grande île de l’Océan indien.. Pour rappel, il faut savoir que le cyclone -phénomène associant le vent et l’eau-, représente une des premières causes de catastrophe naturelle à Madagascar. La saison cyclonique s’étend du 1er novembre au 30 avril, la période la plus active étant située entre mi-décembre et mi-mars. En ce 20 février 2007, les aînés pensent automatiquement à 1959. Pourquoi ?

Etat d’urgence A la date du 24 avril 1959, les cyclones et les inondations ont laissé 83.200 personnes sans-abri, sur une population de moins de 10 millions d’habitants. Le 3 avril 1959, dans l’émission de l’Orft « Cinq colonnes à la Une », le journaliste Roland Arnoux avait titré ses premières images « Catastrophe de Madagascar ! ». Dans ce reportage de cinq minutes, il y a l’interview Monseigneur Puzet, alors évêque de Tamatave, et Monsieur Grimau, Commissaire au compte à la cour d'appel de Tananarive à l’époque. Ils parlaient de la « désolation de Tananarive » et d’une «gigantesque inondation aux conséquences dramatiques pour le pays tout entier (épidémie, famine) ». A l’issue de ce reportage, un appel à la solidarité avait été lancé. 58 ans plus tard, en février 2007, c’est l’état d’urgence qui est décrété avec le même appel à la solidarité internationale. Voici les chiffres de cette catastrophe encore loin de s’achever. Comme dirait l’autre : on n’est pas sorti de l’auberge ! 32.695 sinistrés Selon le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC), à la date du 19 février 2007, il y a 32.695 sinistrés (pour 15 millions d’habitants) dans toute Madagascar, dont 17.947 se trouvent dans la ville d’Antananarivo et ses environs immédiats. Le nombre de sans-abris s’élève à 7.855 et il y a eu 7 décès. Toute habitation représentant un danger est immédiatement détruite. Et il y en a des masses… Une superficie de 84.615 hectares de rizières sont complètement sous les eaux. Au total, 22 km de digues ont été abîmées et plus de 100 km de routes et de ponts doivent faire l’objet d’une réhabilitation urgente. Ce qui est le plus désolant pour les infrastructures touchées alors qu’elles venaient tout juste d’être rénovées et étaient la fierté du président Marc Ravalomanana. Toujours selon le BNGRC, il faudrait pas moins de 243 millions de dollars pour que la situtation redevienne normale. Du coup,tous les secteurs ayant été touchés de plein fouet, l’Etat a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire, alors que le cyclone Flavio rodait encore à la pointe sud de la Grande île, au moment où nous rédigions cet article. Insécurité alimentaire Le premier pays à répondre à cet appel au secours est la France qui débloque une enveloppe de 700.000 euros destinés aux aides d’urgence et à la sécurité alimentaire. Rappelons qu’en 2006, la France avait déboursé 900.000 euros et dépéché des aides humanitaires de la Croix rouge française de La Réunion. Vient ensuite, la Banque africaine de développement (BAD) avec une enveloppe de 500.000 dollars pour secours d’urgence en collaboration avec le système des Nations-Unies (FAO, PAM, UNFPA, UNICEF). Pour sa part, l’Union européenne, en est encore à évaluer les dégâts. Ce qui signifie pas qu’elle se mobilisera en conséquences… Pour l’heure, on s’organise tant bien que mal. Et un malheur n’arrivant jamais seul, les prix des Produits de première nécessité (PPN) prennent de plus en plus de hauteur. Mais pourrait-on parler de « sales profiteurs », dans la mesure où non seulement la majorité des surfaces cultivées sont immergées et que le peu de récoltes qui reste est très difficile à acheminer. Il est donc vrai que l’insécurité devient de plus en plus alimentaire. La priorité des priorités actuelles. Jeannot Ramambazafy Journaliste Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

 
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